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15/03/2010

La claque a été magistrale et pourtant...

images.jpgL'UMP et ses alliés, avec à peine plus de 26% des voix, doivent comprendre. Ils ont tout simplement obtenu le  plus mauvais résultat de la droite depuis le début de la VeRépublique. Et ce, alors même que la formation politique de Nicolas Sarkozy n'était pas partie seule et avait choisi de faire le plein de voix dès le premier tour. Alors aussi que le gouvernement n'a eu de cesse de récupérer les voix du front national par des politiques et des déclarations honteuses. Le rejet de la politique de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement est massif. Face à lui, le Parti Socialiste et ses alliés du premier tour ont obtenu plus de 29,5%. Quand le PS qui a dans les régions un bon bilan, retrousse ses manches, réaffirme ses valeurs de gauche et se remet au travail, le vent mauvais s'éloigne et l'espoir renaît. Avec Europe Ecologie et le Front de gauche, la gauche parlementaire obtient plus de 50 % des suffrages exprimés.

Voici le tableau plutôt « rose » qui s'est dessiné dans la nuit. Avec deux taches d'ombre toutefois, le fort taux d'abstention et le score du Front National qui prouvent bien que nos concitoyens n'ont pas encore retrouvé espoir dans la politique. Nous devons les convaincre qu'une autre politique nationale est possible et que la démocratie est un bien trop précieux pour qu'ils ne s'en occupent pas.

Pourtant, le gouvernement a-t-il entendu ce cri de colère démocratique ? Et peut-on espérer que Nicolas Sarkozy cesse de mener la politique désastreuse qu'il a conduite jusqu'à ce jour. Une politique injuste et inefficace. Une politique qu'il n'a même pas réévaluée alors qu'une crise économique et sociale historique s'est produite.

Rien n'est moins sûr à voir les ténors du gouvernement hier sur les plateaux.

Rien n'est moins sûr quand Christine Lagarde déclare au Monde : "Je ne vais pas me laisser ébranler par le taux d'abstention ou tel ou tel qui crie victoire. Cela me laisse indifférente et je vais poursuivre ma politique fondée sur les trois R : relance, réforme, redressement des finances publiques."

Rien n'est moins sûr, non plus, quand on entend ce que Nicolas Sarkozy déclarait vendredi dans les colonnes du Figaro magazine  (paru, soulignons-le, un jour plus tôt pour qu'il puisse s'exprimer... nouveau fait du prince) : « Je veux faire mon travail au service des Français du premier au dernier jour de mon quinquennat. Une fois ces dossiers bouclés [la réforme des retraites et le « chantier de la dépendance »], je proposerai au Parlement de compléter toutes les réformes réalisées depuis 2007. Université, travail du dimanche, 35 heures, heures supplémentaires... : nous ferons un audit de toutes les réformes pour les améliorer. Ensuite, au second semestre 2011, le gouvernement marquera une pause pour que le Parlement puisse, s'il le souhaite, délégiférer. «Nul n'est censé ignorer la loi», dit-on. Mais la complexité est souvent telle que personne ne s'y retrouve plus. Il sera grand temps de s'attaquer au chantier de la simplification législative et administrative. »(je souligne) http://www.lefigaro.fr/politique/2010/03/12/01002-20100312ARTMAG00549--nicolas-sarkozy-mon-role-est-d-apaiser-pour-pouvoir-reformer-.php

Ainsi, n'aurons-nous donc pas la paix dans les universités et le massacre institutionnel risque d'être « complété ».  

Aujourd'hui le paysage institutionnel de notre secteur est devenu plus compliqué que jamais, et la plus totale confusion règne, avec la création des agences, aux cotés des organismes de recherches, des universités et des grandes écoles, avec celle aussi des campus d'excellence, des PRES, des Alliances, d'EPAURIF, du grand emprunt, etc. Et bien que l'un des arguments rhétoriques systématiquement utilisé pour faire passer les réformes était celui de la nécessaire « simplification » et « rationalisation » ainsi que de la volonté d'en finir avec le « mille-feuilles » institutionnel, on est en droit de se demander si le gouvernement lui-même s'y retrouve. Pourtant certaines pistes pour de nouvelles réformes se dessinent clairement aujourd'hui. Ainsi, dans la course que les établissements universitaires et de recherche vont devoir livrer pour obtenir une fraction du « grand emprunt », une condition leur sera imposée : introduire une « nouvelle gouvernance » ! Le gouvernement entend donc aller encore plus loin dans la remise en cause de la collégialité garante de l'indépendance de la recherche. Indépendance pourtant vitale, et pour la créativité de la recherche, et pour nos libertés publiques à tous.

Par ailleurs, Nicolas Sarkozy lors des vœux qu'il avait adressés cette année au monde de la recherche et de l'enseignement supérieur ne nous avait certes pas insultés comme il l'avait fait l'an passé (http://www.huchon2010.fr/presse/r%C3%A9action-aux-voeux-de-nicolas-sarkozy-au-monde-de-l%C3%A9ducation-et-de-la-recherche), mais il avait avancé un inquiétant projet : faire participer les personnalités extérieures membres des conseils d'administration des universités à l'élection des présidents. Projet rejeté par la majorité de notre communauté et par une très large majorité des présidents d'universités de la Conférence des Présidents d'Universités, lors de l'une de ses séances.

Mais peut-être l'entêtement mis par le gouvernement à continuer à nous imposer des réformes absurdes nous est-il réservé ? Parce que, souvenez-vous, nous sommes les « chouchous » de Valérie Pécresse (voir http://tsj.20minutes-blogs.fr/archive/2010/02/14/en-ce-jour-de-saint-valentin-nous-voulons-plus-que-des-preuv.html). Malheureusement, il n'en est rien. Il suffit pour s'en convaincre de voir que les enseignants qui étaient dans la rue vendredi appellent à une nouvelle manifestation cette semaine, que la justice battait également le pavé, ainsi que les infirmières, les kinés, les médecins, que le siège de l'AP-HP a été occupé, etc. Et j'ai été frappée lors de cette campagne en discutant avec les électeurs du rejet dont fait l'objet cette politique.

Conclusion : Dimanche prochain - et cette fois-ci tous ensemble à gauche - il faudra crier plus fort dans les urnes ! Visiblement ce gouvernement n'entend rien.

 

02/03/2010

Un jour, une proposition : aujourd'hui, le logement étudiant

Chaque jour une proposition du programme des listes conduites par Jean-Paul Huchon pour les élections régionales est mise en lumière. Aujourd'hui, elle porte sur le logement étudiant.

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26/02/2010

Réponse à Jean-Robert Pitte, ancien président de Paris IV et candidat sur la liste UMP

Communiqué de Marie-Pierre de la Gontrie, porte-parole de la campagne Huchon 2010, et Isabelle This Saint-Jean, 2e de la liste Huchon 2010 dans les Yvelines, ancienne présidente de Sauvons la Recherche.

Marie-Pierre de la Gontrie et Isabelle This Saint-Jean souhaitent rappeler à Jean-Robert Pitte, ancien Président de Paris IV et candidat sur la liste UMP pour les régionales, que le franc parler n'excuse et ne justifie pas la totale ignorance des politiques régionales.

Dans une interview à Educpros.fr (http://www.educpros.fr/detail-article/h/10235e1315/a/jean-robert-pitte-sur-la-liste-ump-en-ile-de-france-avec-valerie-pecresse-il-y-a-trop-detud.html), Jean-Robert Pitte affirme que « l’équipe Huchon n’a jamais rien fait pour l’université. Lorsque j’étais Président de Paris IV, je n’ai pas vu un seul centime de la région ».

Marie-Pierre de la Gontrie et Isabelle This Saint-Jean rappellent que la Région a financé, durant le mandat présidentiel de Jean-Robert Pitte, près d’une centaine de bourses (de mobilité internationale, d’allocations de recherche, de cotutelles de thèses), des subventions de recherche, sans parler de l’aménagement d’une bibliothèque sur le site de Clignancourt au début des années 2000 et, surtout, de la création de la bibliothèque universitaire des langues et civilisations (Bulac) dont Paris IV est un des 9 membres fondateurs. Rappelons que l’investissement de la Région en faveur de la Bulac se monte à plus de 45 millions d’euros, 64% de la bibliothèque !

 

Manifestement Jean-Robert Pitte considère que les bourses étudiantes, le soutien à la recherche et l’investissement massif dans les bibliothèques universitaires ne constituent pas des politiques régionales dignes d’intérêt, en cohérence avec sa position sur le trop plein d’étudiants. Marie-Pierre de la Gontrie et Isabelle This Saint-Jean s’interrogent sur la réelle priorité accordée à l’Enseignement supérieur et à la recherche dans le projet régional de Madame Pécresse puisque le candidat en position non éligible déclare :  "[Valérie Pécresse] souhaitait au départ que je sois deuxième de liste. Cela signifie qu’elle tient à mettre les questions "enseignement supérieur et recherche"  au cœur de sa campagne. Après les batailles de chiffonniers à la section parisienne de l’UMP – dans lesquelles je ne suis jamais entré –, je me situe finalement à une place non éligible sur la liste parisienne. Il s’agit donc pour moi d’une candidature de témoignage. "

 

 
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