Avertir le modérateur

18/02/2010

Non, la France n'investit pas dans son avenir!

marianne enceinte.jpg

J’imagine que vous avez vu comme moi la campagne de communication lancée par le gouvernement sur le grand emprunt où l’on voit une femme enceinte avec ce slogan « La France investit dans son avenir ». C’est un vrai scandale et le PS a raison par la voie de son porte-parole, Benoit Hamon de le dénoncer.

En effet -et il faudra que je revienne plus longuement sur ce point à l’occasion d’un autre article (en attendant vous pouvez aller voir l’explication qu’en a donnée Bertrand Monthubert face à Valérie Pécresse au micro de France Inter).

- le « grand emprunt » n’a de « grand » que le nom et les milliards annoncés pour la recherche n’y sont pas. C’est en millions qu’il faut compter et non pas en milliards ! Le gouvernement, contrairement à ses campagnes de com., investit donc bien peu dans l’avenir de la France.

Lire la suite

16/02/2010

C'est l'avenir de notre secteur qu'on massacre!

place de la précarité.jpgAujourd’hui à 13h30, je serai devant le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche à l’appel des organisations de l’enseignement supérieur et de la recherche qui remettent l’enquête qui a été lancée le 20 octobre 2009 sur l’emploi précaire dans l’enseignement supérieur et la recherche publique en France. Près de 4500 personnes, précaires des universités et des établissements de recherche, ont répondu.

J’irai car la question de l’emploi scientifique est l’un des problèmes majeurs de la recherche et de l’enseignement supérieur. Depuis des années, la situation ne cesse de s’aggraver. La situation de nos collègues précaires est inadmissible. Pour les jeunes, qui en compose une grande part, elle est telle qu’aujourd’hui ils renoncent à faire le choix d’une carrière dans l’enseignement supérieur et la recherche. Seuls quelques uns osent prendre le risque d’une carrière où l’âge d’entrée ne cesse de reculer et où, vous risquez fort de vous retrouver sans poste, avec un diplôme, le doctorat, qui n’a pas la reconnaissance qu’il mérite sur le marché du travail. Aussi, les effectifs des Masters recherche (où sont formés nos futurs collègues) se vident. Et les labos les plus prestigieux peinent à recruter des doctorants (les étudiants qui préparent leur doctorat).

La précarisation des emplois dans l’enseignement supérieur et la recherche a explosé ces dernières années. Cela génère des situations inacceptables. C’est la conséquence, à la fois du développement des mécanismes de financement sur appel à projets et du manque de postes.

Face à cela que fait le gouvernement ? Alors que François Fillon avait à la suite du mouvement des chercheurs de 2004 promis un plan pluriannuel de l’emploi, plan qui n’a jamais été réalisé, la ministre, comme « preuves d’amour », nous a annoncé des suppressions d’emplois par milliers. Et, nous aurions dû nous estimer heureux, puisque, comme nous sommes les « chouchous » de Valérie Pécresse, pour notre secteur, ce n’était pas un poste sur deux de fonctionnaires partant à la retraite qui devait ne pas être remplacé mais seulement un sur six… Il a fallu les longs mois de luttes pour arracher la promesse selon laquelle pendant deux ans, il n’y aurait pas de postes supprimés.

Nous devons réagir. C'est l'avenir de notre secteur quel'on massacre!

En rentrant, je vous donne quelques éléments chiffrés....

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu