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19/12/2010

L'échec du plan "réussir en licence"

Puisque la Ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche fait de la pub pour son plan "réussir en licence" (qui ne convainc plus grand monde : voir par exemple  l'article du Point), il est bon de rappeler qu'il y a peu de temps, l'IGAENR (Inspection générale de l’administration de l’Education nationale et de la recherche), institution que l'on peut pourtant difficilement soupçonner d'être de parti pris, faisait un rapport extrêmement sévère qu'il est bon de relire.

Pourtant la réussite en Licence est bien essentielle pour ce qui devrait être un objectif politique majeur : celui de la démocratisation de l'enseignement supérieur.

Pour cela un plan pluri-annuel d'emplois est indispensable. Faire réussir les étudiants, ne peut se faire sans enseignants. Pour ne donner qu'un seul chiffre, savez-vous par exemple que chaque année trois millions d'heures complémentaires sont effectuées pour assurer les enseignements à l'Université?

La précarité dans l'enseignement supérieur et la recherche ne cesse d'augmenter et les jeunes du coup vivent des situations inadmissibles et se détournent de nos métiers. Nous réclamons ces création d'emplois depuis 2004.

Et nous devrions être heureux parce que -en apparence (en fait la réalité est moins rose encore en raison de ce que l'on appelle la "fongibilité asymétrique", terme barbare qui permet de transformer des postes... en tout autre chose, en toute discrétion)- il n'y a pas de suppression d'emploi dans notre secteur! Quand le dogmatisme atteint ce niveau... que dire?

14/12/2010

Aide sociale aux étudiants : la communication trompeuse du gouvernement

 

Communiqué du lundi 13 décembre 2010,

Isabelle This Saint-Jean, Vice-présidente chargée de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, dénonce la communication trompeuse du gouvernement sur l’aide sociale aux étudiants.

La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a annoncé aujourd’hui à grands renforts de communication l’ouverture des restaurants et des logements universitaires pendant les vacances de Noël, ainsi que la généralisation des dispositifs d’hébergement d’urgence pour les étudiants.

Mais dans le même temps, la même ministre a diminué de 9,5 millions d’euros en 2011 le budget du Fonds national d’aide d’urgence (FNAU) pour les étudiants en difficulté. Ce fonds passera ainsi de 49,5 millions en 2010 à 40 millions d’euros en 2011, soit une baisse de 19,2% en une année. Cette coupe claire s’ajoute à la suppression du supplément transport versé aux étudiants franciliens ainsi qu’à l’incapacité de l’Etat à financer le 10ème mois de bourse.

« Le désengagement massif de l’Etat va pénaliser les étudiants  en situation de précarité et empêcher les CROUS de mener à bien leur mission sociale », déclare Isabelle This Saint-Jean. La Vice-présidente de la Région a voté contre le budget du CNOUS en tant que représentante de l’Association des régions de France au conseil d’administration.

Contrairement à l’Etat, la Région Ile-de-France développe ses aides aux étudiants. Sa nouvelle aide à l’acquisition d’une complémentaire santé a déjà été versée à plus de 4.870 étudiants boursiers. Dans son budget 2011 la Région augmente de 4% ses crédits pour le logement étudiant, pour porter la construction de 3.000 à 4.000 logements sociaux étudiants par an.     La Région va enfin lancer en 2011 un nouveau dispositif pour la démocratisation de l’enseignement supérieur, sous la forme d’une aide de 20.000 euros aux projets des établissements ou des associations.

10/12/2010

Un engagement fort pour la recherche et l'enseignement supérieur


Il ne peut y avoir d’action politique efficace sans une concertation étroite et permanente


Puisque nous avons le temps de souffler un peu (étant donnée la décision prise hier par l'assemblée du contentieux du Consel d'Etat qui a estimé que la question prioritaire de constitutionnalité apportait des éléments nouveaux qui rendent nécessaire la réouverture de l'instruction), je prends le temps de vous parler un instant de l'action que je mène au Conseil régional d'Ile-de-France dans le secteur de la recherche et de l'enseignement supérieur.

Depuis plusieurs années, la Région Île-de-France n’a cessé d’accroître son engagement aux côtés des acteurs de l’enseignement supérieur, de la recherche et de la valorisation, qu’elle soit culturelle, sociale, écologique ou économique. Ces domaines ne relèvent pourtant pas directement de ses compétences obligatoires. Toutefois la Région a décidé de s’y investir, compte tenu de l’importance du potentiel scientifique francilien (qui représente près de 40% de la recherche française) et de l’importance qu’elle accorde à ce secteur d’activité.

La Région poursuivra ses efforts dans ce sens lors de la nouvelle mandature. Son nouvel exécutif a d’ores et déjà réaffirmé que la recherche et l’enseignement supérieur constituent sa quatrième priorité. Elle consacre près de 5% à ce secteur. Et son Président, Jean-Paul Huchon,  a annonçé un plan de 900 millions d’euros sur 10 ans uniquement en investissement et la poursuite du soutien en fonctionnement des besoins des étudiants et des personnels de la recherche et de l’enseignement supérieur.


Toutefois, le paysage institutionnel de l’enseignement supérieur et de la recherche a profondément évolué ces dernières années sous l’effet de réformes engagées par l’Etat. Depuis 2006, de nombreuses structures ont été créées et sont venues s’ajouter aux anciennes. créant ainsi une sorte de zoo peuplé d'animaux aux noms aussi étranges qu'exotiques. Ainsi, aux côtés des universités, des écoles et des organismes de recherche, les Pôles de Recherche et d’Enseignement Supérieur (PRES), les Réseaux Thématiques de Recherche Avancée (RTRA), les
Centres ou Réseaux Thématiques de Recherche et de Soins (CTRS/RTRS), les Instituts Carnot, les pôles de compétitivité, les Alliances, les fondations sous divers statuts, etc., dessinent aujourd’hui un « mille-feuilles institutionnel » qui perturbe toute action politique dans ce secteur. De même la réforme des missions et des moyens des universités et des organismes de recherche, ainsi que la « nouvelle gouvernance », invoquée notamment dans le cadre des investissements d’avenir, ont profondément modifié ce secteur. Menées sans réelle concertation avec les scientifiques et la communauté de l’enseignement supérieur et de la recherche, pas plus qu’avec les collectivités territoriales, toutes ces réformes ont conduit à des mouvements de contestation d’une ampleur historique (en particulier lors de l’année 2009). Faisant de la mise en concurrence systématique des acteurs la condition nécessaire et suffisante de l’efficacité, elles désorganisent et déstructurent le paysage scientifique de notre territoire, portant atteinte durablement à sa cohésion et à son dynamisme.

Il nous est donc apparu nécessaire de nous réinterroger sur le rôle de la Région et sur ses priorités d’intervention futures. Un rapport cadre qui a été voté il y a moins d'un mois au sein de l'hémicycle régional fixe les axes stratégiques, les objectifs et les priorités de la politique que la Région Île-de-France souhaite mener dans l’enseignement supérieur et la recherche pour la période 2011-2016. Ces orientations ont bien entendu été définies en tenant compte du bilan de l’action menée au cours des dernières années et de l’évaluation des dispositifs existants. Toutefois elles résultent également des propositions et des réflexions faites par les acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche eux-mêmes, à la fois lors des « Assises régionales de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation » qui ont réuni au mois de
juillet 2010 l’ensemble de la communauté académique francilienne dans l’hémicycle régional, ainsi que dans les rencontres et les réunions publiques qui ont été organisées dans une quinzaine d’universités franciliennes depuis le début de cette nouvelle mandature. Une telle démarche trouve sa justification dans le fait que nous considérons que dans ce secteur, comme dans beaucoup d’autres, il ne peut y avoir d’action politique efficace sans une concertation étroite et permanente avec les acteurs de la recherche, de l’enseignement supérieur, de l’innovation et de la diffusion de la culture scientifique. Notre région doit être une région qui protège et qui se tourne vers l’avenir. Elle doit pour cela être une région qui écoute.

 
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