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16/02/2010

C'est l'avenir de notre secteur qu'on massacre!

place de la précarité.jpgAujourd’hui à 13h30, je serai devant le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche à l’appel des organisations de l’enseignement supérieur et de la recherche qui remettent l’enquête qui a été lancée le 20 octobre 2009 sur l’emploi précaire dans l’enseignement supérieur et la recherche publique en France. Près de 4500 personnes, précaires des universités et des établissements de recherche, ont répondu.

J’irai car la question de l’emploi scientifique est l’un des problèmes majeurs de la recherche et de l’enseignement supérieur. Depuis des années, la situation ne cesse de s’aggraver. La situation de nos collègues précaires est inadmissible. Pour les jeunes, qui en compose une grande part, elle est telle qu’aujourd’hui ils renoncent à faire le choix d’une carrière dans l’enseignement supérieur et la recherche. Seuls quelques uns osent prendre le risque d’une carrière où l’âge d’entrée ne cesse de reculer et où, vous risquez fort de vous retrouver sans poste, avec un diplôme, le doctorat, qui n’a pas la reconnaissance qu’il mérite sur le marché du travail. Aussi, les effectifs des Masters recherche (où sont formés nos futurs collègues) se vident. Et les labos les plus prestigieux peinent à recruter des doctorants (les étudiants qui préparent leur doctorat).

La précarisation des emplois dans l’enseignement supérieur et la recherche a explosé ces dernières années. Cela génère des situations inacceptables. C’est la conséquence, à la fois du développement des mécanismes de financement sur appel à projets et du manque de postes.

Face à cela que fait le gouvernement ? Alors que François Fillon avait à la suite du mouvement des chercheurs de 2004 promis un plan pluriannuel de l’emploi, plan qui n’a jamais été réalisé, la ministre, comme « preuves d’amour », nous a annoncé des suppressions d’emplois par milliers. Et, nous aurions dû nous estimer heureux, puisque, comme nous sommes les « chouchous » de Valérie Pécresse, pour notre secteur, ce n’était pas un poste sur deux de fonctionnaires partant à la retraite qui devait ne pas être remplacé mais seulement un sur six… Il a fallu les longs mois de luttes pour arracher la promesse selon laquelle pendant deux ans, il n’y aurait pas de postes supprimés.

Nous devons réagir. C'est l'avenir de notre secteur quel'on massacre!

En rentrant, je vous donne quelques éléments chiffrés....

 
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